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dimanche 22 janvier 2012

Identités fractales… Qui suis-je ?

J’ai récemment revu une amie très proche qui m’avait à de nombreuses reprises évoqué la souffrance de devoir faire un grand écart de plus en plus inconfortable entre ses propres valeurs et celles imposées par son quotidien professionnel. Mais comme beaucoup, elle semblait faire avec, s’y habituer. J’ai appris récemment qu’elle venait de faire un « burn-out » et venait de passer 4 semaines à l’hôpital… le tout suivi d’une sévère et longue dépression.
J’ai ainsi souvent l’occasion de discuter avec des amis ou même des clients qui se plaignent du « grand écart » entre ce qu’ils pensent dans leur vie personnelle, leurs valeurs, et leur quotidien professionnel. Les deux deviennent pour eux de plus en plus opposés et irréconciliables. Leurs identités rentrent en conflit. Et ce conflit se traduit souvent par le stress, la maladie et la dépression, le « burn-out » ou la folie. Rappelons que près d’un français sur quatre est sous antidépresseur, anxiolytique ou hypnotique !

Nous jouons en fait des rôles de plus en plus multiples en fonction de l’audience et des circonstances, en face à face et on-line. Plus le monde devient complexe et fractal, plus la personnalité devient elle-même complexe et fractale pour s’adapter en permanence, et à une vitesse croissante, aux situations et aux « rencontres » du moment. Nous sommes ainsi passés au cours des décennies d’une personnalité quasi unique, en général celle de son de groupe (le « fils Martin » ou « l’Ardéchois » ou « le Français »), à une personnalité plurielle : on n’est pas le même au travail, avec ses amis ou avec ses enfants. Nous sommes devenus des personnalités fractales qui changent et s’adaptent en permanence.
On observe même une accélération du changement de notre personnalité. Auparavant, nous pouvions éventuellement changer de personnalité une ou deux fois dans sa vie, rarement plus. Puis nous nous sommes mis à changer plusieurs fois par jour. Et maintenant nous changeons de personnalité en permanence.

Notre identité, notre « soi » n’est plus une chose unique, construite par ses parents ou son groupe. Notre identité est en permanence en construction, quasiment en peer to peer, par l’ensemble de plus en plus massif des gens avec qui l’on interagit dans les mondes réel et virtuel.

La vie devient une multitude de pièces de théâtre où chaque acteur-spectateur joue de manière collaborative avec les autres spectateurs-acteurs. Et cette pièce de théâtre permanente et changeante ressemble de moins en moins à la comédie française et de plus en plus au théâtre d’improvisation.

Alors, avec toutes ces identités de plus en plus multiples et fractales, la question se pose : qui sommes-nous ? Notre personnalité n’est plus stable, elle est devenue chaotique ! Aussi, la compréhension de l’évolution des systèmes chaotiques nous apporte des éléments de réflexions, et je vois deux possibilités :
  • Soit nous nous perdons dans toutes ces identités qui peuvent s’opposer entre elles jusqu’au conflit… entrainant la folie ou la dépression. C’est l’effondrement, le « breakdown » (dépression en anglais !) Ainsi, de nombreuses personnes victimes de dépressions, burn-out et de toutes sortes de supposées nouvelles pathologies telles que les « broder line », sont les symboles de cet effondrement personnel.
  • Soit il y a « breakthrough » : émergence d’un nouveau niveau de conscience à la fois complétement incarné dans nos identités multiples, et complétement détachés de celles-ci. Des personnes de plus en plus éveillées, les créatifs culturels par exemple, montrent la possible émergence d’une supra identité individuelle à la fois incarnée dans les identités multiples et à la fois détachée et « au-dessus » de celle-ci
Et ces deux possibilités d’effondrement ou d’émergence individuelle sont à l’image des deux voies possibles d’évolutions pour l’humanité : effondrement ou émergence !

Les différentes identités de l’humanité, c’est-à-dire les différentes cultures, les différentes religions et les différentes nationalités vivaient, pour l’essentiel, indépendamment les unes des autres jusqu’à il y a quelques siècles. Au travers des nombreux échanges dus à la globalisation, elles se rencontrent aujourd’hui de façon massive et permanente. Rappelons ici les plus de deux milliard d’êtres humains ayant accès à internet, les plus de cinq milliard de téléphone portables et les 49 000 avions qui volent chaque jours dans le monde.

Aussi, pour éviter un effondrement de l’humanité en tant que collectif humain, une grande « dépression » qui ne serait pas qu’économique et l’entrée dans les ténèbres d’une époque de conflits incessants, de drames sociaux et écologiques, l’émergence d’une nouvelle conscience planétaire est indispensable à la survie de l’humanité.

La route vers plus de sens et plus de spiritualité n’est donc plus le loisir ou le luxe de quelques un. Cela n’est plus un accessoire amusant un peu New Age. C’est une question de survie individuelle et pour l‘humanité.

mardi 22 janvier 2008

La fractalisation de nos biorythmes ? Sources de dépression, de maladies, ou d’évolution ?

Il y a encore quelques décennies, la plupart d’entre nous étions exposés à 4 saisons au rythme immuable. Aujourd’hui, de plus en plus de gens sont exposés par leurs voyages aux quatre coins du monde, pour des raisons touristiques ou professionnelles, à des variations climatiques totalement chaotiques ! On part en plein hivers aux antipodes chercher le soleil, sa chaleur et sa lumière intense.

De même de plus en plus de gens exposent leur corps et leur mental à des changements d’horaires (travail posté) ou à des décalages horaires dus aux voyages.

Une partie du jour devient la nuit et inversement. Il y a de plus en plus d’été dans nos hivers…

Hors, il est prouvé que le corps et l’esprit sont particulièrement sensibles aux variations de température et peut-être plus encore aux variations d’intensité lumineuse.

Comment réagissent notre corps et notre esprit à ces changements chaotiques ? Voit-on apparaître de nouveaux comportements, de nouvelles maladies dues à ces changements ? Je ne serai ainsi pas étonné que certains d’entre nous soient plus disposés à ces changements alors que d’autres réagissent par des dépressions ou des maladies.

Quelles pourraient être les méthodes, les réponses à ces changements pour qu’ils soient non pas sources de dépressions ou de maladies mais sources d’évolutions tant physiques que mentales ?

Ne sommes-nous pas en train d’aggraver les effets chaotiques sur notre santé, à l'image de la météo qui elle aussi devient chaotique (l'été en décembre, l’hiver en juin...) sous l’effet du réchauffement climatique et des pollutions.

Comme dans une image fractale où le plus grand rejoint le plus petit, sommes-nous en train d'imposer à la nature ce que nous imposons a notre corps ? Sommes-nous en train d’imposer à notre corps ce que nous imposons à la nature ?

Comment notre corps, notre esprit, vont-ils, peuvent-ils s’adapter ?
Comment la nature, la faune, la flore, vont-elles, peuvent-elle s'adapter ?

C’est un domaine où les médecins et autres scientifiques spécialistes du sujet pourraient nous aider et je ne sais pas si des travaux ont été menés sur ces sujets.

D’une manière générale, il est important d’apprendre à être attentif au rythme de son corps et de son esprit pour pouvoir répondre à leurs attentes. Ainsi, il va falloir passer d’un rythme, général, linéaire et identique pour toute la population d’un territoire donné, à une saine gestion de son propre biorythme fractal, en adaptant son environnement personnel (lumière, température, type d’aliment, etc.

Une voie serait par exemple de chercher à fractaliser notre exposition à la lumière : en se ménageant de plus grands moments de faible lumière en été ou au contraire des moments de plus grande intensité lumineuse en hiver…